Au bord d’une rivière, baignaient les vieilles racines d’un vieux; mais très vieux saule pleureur. Il devait bien avoir deux cents cinquante ans, si ce n’était pas plus! C’est veines étaient très apparentes comme celles des mains d’un vieillard et l’on pouvait suivre l’évolution de sa croissance en comptant ses années de vie par le truchement des bosses, des noeux, la grosseur de ses racines externes qui sortaient de terre par endroit. Il y avait aussi le tour de taille de ce vieil arbre qui affichait une circonférence impressionnante. Ces grosses racines l’approvisionnaient en eau constamment de façons à ce qu‘il reste en bonne santé. Seulement, voilà que la rivière diminuait, s’asséchait chaque jour un peu plus. Jadis, la rivière avait dut être très grosse et très fournit en poissons car avant que ne survienne sont déclin, les pêcheurs y venaient régulièrement y pêcher.

Malgré son grand âge, le vieux saule tenait encore debout et il en avait vu défiler des amoureux qui sur son écorce, s’amusaient à graver deux petits cœur avec, en leur centre, leurs prénoms traversés d’une flèche: symbolique de l’amour entre deux êtres.
Cupidon veillait à ce que la tradition soit respectée chaque fois que deux jeunes gens s’aventuraient jusqu’au vieux saule. Constamment à l’affût de ses tendres victimes, perché sur une des branches noueuses du saule, Cupidon visait les cœurs qui ne demandaient pas mieux que de s’éprendre l’un de l’autre. Chaque fois, Cupidon faisait mouche. Comme les fées, les farfadets et les lutins, Notre petit ange de l’amour avait élu domicile dans l’énorme tronc de ce vieux saule pleureur qui présentait, en plusieurs endroits, trous et failles aménageables en petits logements où chacun y trouvait son compte, ce qui facilitait la vie de tous ces petits habitants très spéciaux et précieux à son âme de saule sur le déclin…

Depuis déjà quelque temps, les branches du saule n’arrêtaient pas de se disputer entre elles. Pour un peu d’eau, elles s’allongeaient démesurément afin de pouvoir, les premières, caresser du bout de leurs feuilles allongées, le filet d’eau qui devenait de plus en plus inexistant. Le saule pleurait bien plus d’une fois qu’à sont tour en voyant sa chère rivière bien malade; mais ses larmes n’étant pas renouvelées par l’eau qui manquait de plus en plus, il périclitait. Sa bonne santé dépendait de son amie la rivière et si elle disparaissait, il ne tarderait pas à se laisser mourir lui aussi… Je vous entends de là, baragouiner comme pour vous moquer! Oui! Vous allez me dire qu’un saule, c’est fait pour pleurer par nature, qu’il y ait une rivière ou pas! Je vous répondrais alors que les saules pleureurs préfèrent le bord de l’eau et les zones humides pour leur confort. Je vous demanderai aussi de jouer le jeu et de comprendre le message que je veux vous faire passer par le biais de ce conte. Ca ne vous fera pas de mal! Bien au contraire!…

Et vous! Les dissipés qui croyez toujours tout savoir! Tâchez de ne plus m’interrompe si non, j’en appelle aux gnomes qui vont se charger de vous concocter un petit tour à leur façon, afin que vous puissiez entendre et non pas écouter ce que j’ai à vous dire. Ha! Mais! Sapristi! Vilains petits garnements qui n’écoutez rien! Sachez que « entendre et écouter ne veut pas dire la même chose. » Bien souvent on entend dire quand les gens parlent entres eux: « Tu m’écoutes; mais tu ne m’entends pas! » Et c’est cela qui est très grave! Ne pas vouloir entendre ce que l’autre a à dire… Je sens le silence s’installer de nouveau, me semble t-il? Vous êtes à l’écoute? Je peux donc continuer mon histoire?…

Donc, pour en revenir à notre conte, rien ne pouvait consoler ce bon vieux grand saule. Le lit de son amie baissait inexorablement et n’offrait plus à ses racines qu’un vague filet d’eau où il avait de plus en plus de mal à trouver ce qui était nécessaire à sa croissance et à sa propre existence. Le précieux liquide disparaissait inexplicablement. Ce n’était plus une rivière qu’il coulait devant ses yeux ni même un cour d’eau et encore moins un ruisseau! Ce n’était, effectivement, plus qu’un ridicule petit filet d’eau. Par endroit subsistaient encore quelques mares ou des poissons prisonniers agonisaient, manquant d’oxygène. Les autres venaient mourir sur la rive, là où justement les grosses racines du saule s’abreuvaient. Des abords de la rivière s’échappait une odeur de pourriture insoutenable. Que ce passait-il donc en amont pour en arriver à pareille catastrophe?

Ce coin de forêt se trouvait être encore protégée et préservé de la déforestation du fait que tout ses habitants s’appliquaient, par des tour de magie, à le rendre, invisible aux yeux des hommes. Le grand saule qui était leur ami, leur refuge, leur havre de paix était très triste de cette situation. Son tronc si impressionnant rétrécissait au fur et à mesure que les mois défilaient. Ses habitants se trouvaient à l’étroit dans leur petit chez eux. Tout le petit monde de la forêt se rendait bien conte du changement qui s’opérait alentours. Ici, une clairière apparaissait, là où avant il n’y avait que des arbres. Un peu plus loin, à l’endroit où la végétation était luxuriante, Ils ne voyaient plus que des machines infernales qui traçaient des chemins de terre, débroussaillaient sans relâche pour laisser le champ libre à d’autres machines qui coupaient le bois. De gros engins emportaient ce même bois dans les scieries avoisinantes. Pour que tous ces bûcherons puissent travailler et circuler sans encombre, des routes faites de goudron avaient recouvert la terre des chemins. Les activités des ouvriers forestiers nécessitaient ce changement. Tout le petit peuple féerique des bois alentours observaient le va et viens de ces énormes machines où s’empilaient des tonnes de tronc d’arbres gémissants, don la sève s’écoulait sans que personne n‘y prenne attention. Quel malheur de voir de si beaux arbres privés de vie! Toujours invisibles à l’œil humain, les fées lutins et farfadets suivaient les gros troncs jusqu’à l’endroit où ils devraient être débités en planches pour fabriquer des meubles; mais avant, il y avait au moins deux ans de séchage où les pauvres troncs d’arbres avaient largement le temps d’agoniser. Malgré eux, les troncs d’arbres qui venaient qui venaient d’arriver pour être mis au stockage, assistaient à mise à mort définitive de leurs frères vieillit par le séchage et qui étaient fin prêts pour être découpés en planches. L’énorme scie circulaire ne chaumait pas! Seul le petit peuple de la forêt et des bois savaient entendre leurs plaintes au moment de la coupe. Ca leurs fendait le cœur de ne pouvoir rien faire pour eux. Les branches et branchages impropre à la transformation, inutilisables, ne se perdaient pas et devenaient bûchettes allumettes, bois de chauffage et j’en passe. Tout était exploitable!…

Entre l’eau qui devenait rare, et les arbres plus de deux fois centenaires qui, tronçonnés par dizaines, quittaient la forêt pour être transformés en meubles ce qui, immanquablement, par leur disparition, défigurait le paysage, C’en était trop! Tout ce bois perdu partait, d’une manière ou d’une autre, en fumée au lieu de retenir, par leurs racines, la terre et par leur feuillage, la pluie. Ce n’était plus possible! Il fallait faire quelque chose! Ca ne pouvait plus durer! Les hommes détruisaient leurs seules ressources naturelles de richesse qu’étaient les bois, les forêts, sans penser au lendemain. Sans penser à un seul instant à reboiser. Sans aucun regret ni remord et sans même vouloir prendre conscience que leurs méfaits ne manqueraient pas de générer, dans les temps futurs, des catastrophes que leurs imprudences, bien des années auparavant, avait déclenché: Les hommes épuisaient les ressources de la planète sans penser aux génération suivantes: Plus d’arbres: plus de racines pour retenir, les pluies trop abondantes. Ce qui ne laissait présager rien de bon! La terre gorgée d’eau ne manquerait pas de dévaler les pentes des montagnes et collines en emportant tout sur son passage. Les torrents boueux provoqueraient des glissements de terrain qui entraîneraient de bien plus graves problèmes comme recouvrir, défoncer, emporter des maisons, les entraînant avec tout leurs occupants à la mort. Des familles entières disparaîtraient par la faute de l’œuvre destructrice des humains. Il fallait, certes, vivre; mais il fallait vivre intelligemment! Ne pas vivre au jour le jour pour ce qui en était de l’exploitation de la planète: notre vaisseau de l’espace. Il était une chose établit depuis des lustres, c’est que tout leurs était dus à ces humains! Ils ne savaient pas se contenter de peu et le profit prenait le pas sur la raison. Ils étaient bien les pires prédateurs de la gente animal, même s’ils se disaient évolués et civilisés!…
Quand à l’espace devenu nécessaire à la flore et la faune: il ressemblait à un mouchoir de poche, tellement tout ce qui pouvait être exploité par la folie productive des homme, accélérait le processus d’érosion planétaire. La faune diminuait. La flore aussi. Rien ne pouvaient plus survivre tant l’espace dont elles avaient besoin pour s’épanouir se réduisait comme peau de chagrin…


Un de ces jours de raz le bol, ne pouvant plus accepter cette situation qui allait en s’aggravant, tout le petit peuple de la forêt et des bois réunit décidèrent de tenir conseil autour de leur ami le saule afin de trouver une solution au problème qui se posait à eux. L’idée de demander de l’aide aux gnomes ne les enchantait guère; mais cette idée fît l’unanimité. Ils étaient malins ces gnomes! Ils avaient de la malice à revendre et taquins avec ça! Les plus anciens des gnomes, à force de regarder agir des générations d’homme qu’ils avaient vu naître, vivre et mourir, agissaient avec une pointe de méchanceté pour les punir de leur insouciance. Ils adoraient faire des farces aux passants solitaires qui s’aventuraient un peu trop loin dans leur forêt et qui ne retrouvaient plus leur chemin. Tout était bon pour leurs flaires peur. A l’appel au secours des fées et après leur avoir expliqué ce qu’il en était, ces petits démons de petits bonhommes verts acceptèrent, contre quelques pièces d’or et pierres précieuses, de remonter le cour à sec de la rivière afin d’aller se rendre compte, par eux même, de ce qu’il advenait de sa source. Les fées, les elfes et les lutins partagèrent les frais de ce pacte avec les gnomes. Il fut convenu qu’une partie de la récompense leurs serait versée avant la mission et l’autre partie lorsque la rivière aurait retrouvé son débit normal.

Un soir où dame lune éclairait tout particulièrement la forêt de ses rayons bienfaisants, les gnomes s’en allèrent effectuer leur mission de sauvetage. Ils ne voulaient pas se l’avouer; mais eux aussi avait besoin de la rivière et c’est d’un commun accords qu’ils s’appliquèrent à échafauder un plan infaillible pour sauver le bien le plus précieux, bien plus précieux encore que tout l’or et les diamants du monde: l’eau. Ils savaient, grâce à leur vécu qui se chiffrait en centaines d’années, ce qui était bon pour la planète. Tout ce qui vivait était constitué d’eau! Plus d’eau: plus de vie! C’était aussi simple que ça!
Ca discutait dur pour mettre au point un stratagème fiable pour rétablir l’ordre des choses, Les gnomes arrivèrent à l’emplacement de la source qui n’était plus visible. A la place, dans le lit de la rivière, il n’y avait plus qu’un sol boueux. Juste avant l’endroit présumé de la source, s’érigeait un immense mur très épais de plus de trois cent mètres de haut. Les gnomes n’eurent aucun mal à escalader l’obstacle qui retenait le précieux liquide. Quelle ne fût pas leur stupeur que l’eau de leur rivière, retenue de force, avait l’aspect d’un lac. Ils comprirent sans jamais avoir vu un barrage de leur longue vie, que ce vilain mur retenait leur eau et que les humains ne pensaient, encore une fois, qu’à leur propre intérêt.
- Qu’Est-ce que c’est que ça? S’écrièrent-ils d’un seule voix. Les gnomes en colère pestaient contre ce mur gigantesque qui retenait l’eau prisonnière.
- Les humains ne manquent pas d’air! Alors, comme ça, tout leurs appartient!? Et nous alors? Regardez moi ce travail! Ils ont bloqué l’accès à la source pour leurs profits personnels. C’est inadmissible! Nous allons reprendre notre source et « rira bien qui rira le dernier! »
La source se trouvait donc derrière le barrage, ce qui constituait aux villageois et villes voisine une énorme réserve d’eau.
Une grosse voix se fît entendre: c’était le chef des gnomes.
- Voilà d’où viennent tous nos malheurs! Il faut remédier à cette aberration, redonner l’eau à notre forêt qui dépérit de jour en jour et la rendre, pour de bon, invisible aux yeux des hommes! Les fées et les farfadets ne sont pas assez méchants, assez coquins, assez farceurs, assez roublards et surtout assez puissants, assez méchamment méchants dans leurs tours de magie pour traiter cette affaire comme il se doit! Il faut que l’on agisse sans attendre! Allez! Au travail les amis!
Par un tour de passe, passe magistral qui ne peut relever que de la pure magie, ils firent disparaître, côté rivière, le mur et le transformèrent en chutes et les cascades naturelles qui déversèrent, en un débit régulier, l‘eau miraculeuse dans le lit presque à sec de leur chère rivière; mais le clou du spectacle, c’est que le barrage, au regard des humains, existait toujours du côté lac, ce qui n’empêchait nullement du côté qui intéressait les gnomes, le passage de l’eau. Elle jaillissait des cascades et des chutes majestueuses pour se jeter dans le vide. Le lit de la rivière se mit à enfler et à reprendre son débit normal. La rivière se remit à serpenter joyeusement à travers la campagne, abreuvant, au passage, de son eau pur et fraîche, la végétation qui reverdissait a vu d’œil. Tous les animaux qui avaient grande soif, accouraient de tous côtés afin se réhydrater. Les poissons retenu, eux aussi par le vilain barrage, frétillaient de contentement en dévalant les hautes chutes pour plonger dans l’eau déjà bien profonde qui leurs était nécessaire pour survivre. En admirant ce spectacle, les gnomes, eux même, avaient la larme à l’œil: ce qui ne leurs était pas coutumier. Hé! Forcément! Eux aussi commençaient à souffrir du manque d’eau! Leur petits corps de gnomes s’affaiblissait, diminuant ainsi leur pouvoir. Ils n’échappaient pas à la règle! Ils leurs fallait de l’eau pour vivre! Ils étaient nés de la magie qu’offre une végétation en pleine santé! C’est pour cette raison qu’ils étaient, sans exception, tous verts. A cause du manque d’eau ils devenaient sans force et s’étiolaient, se rabougrissaient de plus en plus. Leur teint devenait terreux. Ils n’étaient déjà pas beaux; mais alors là, c’était le bouquet! Il étaient pitoyables et ne faisaient plus peur aux égarés qui, avant, dans les bois, se sauvaient à toutes jambes lorsqu’ils rencontraient un de ces petits hommes tout verts.

Les gnomes avaient fait du bon travail et l’eau était justement partagée sans que les humains ne s’en aperçoivent. Ils se mirent tous ensemble à boire, à boire jusqu‘à plus soif. Lorsqu’ils s’arrêtèrent enfin, ils avaient doublé de volume et retrouvé tout leur aplomb et leur teint verdâtre. Après s’être bien désaltéré, les gnomes ne s’arrêtèrent pas en si bon chemin. Ils décidèrent de faire disparaître les routes qu’avaient construis, sans leur permission, les hommes. Par la même occasion, ils firent en sorte que ceux-ci ne puissent plus exploiter la forêt pour leurs propres intérêts. A partir de ce jour, des ronces géantes les empêcheraient de se frayer un passage et les bûcherons essaieraient de s’en débarrasser, il en pousserait d’autres instantanément. Lorsqu’un bûcheron, plus malin que les autres, arriverait à pénétrer dans les bois, sa tronçonneuse ne voudrait pas démarrer, ou l’arbre à couper deviendrait dur comme de l’acier: rendant la coupe impossible. Le bûcheron s’en retournerait avec sa chaîne de tronçonneuse cassée. De plus, il aurait bien du mal à retrouver son chemin et à ressortir de cet enchevêtrement de ronces qui lui barreraient le passage. Le petit monde enchanté des forêts et bois avoisinants, étaient pris de fou rire en se régalant du spectacle qu’offrait à leurs yeux malicieux ces idiots de bipèdes en train de ce démener pour essayer de se frayer un passage. Et ça se prenait dans les ronces!
Et ça rouspétait à tout va! Certains rentraient chez eux les pantalons tout déchirés et se faisaient disputer par leur femme. Les bons hommes étaient furieux et dégoûtés. Ils parlaient de la forêt et des bois comme étant devenus maudits.
Le chef des gnomes décida, et ce, pour l’éternité, que les hommes malveillants n’auraient plus accès à la forêt ni aux bois tant qu’il ne changeraient pas de comportement. Ils décidèrent que seuls les amoureux de la nature aurait l‘entrée libre dans leur monde. Les destructeurs, les profiteurs seraient bannis à jamais de ce lieu qui représentait, à lui tout seul une partie importante d’un écho système complet. L’avenir de la planète en dépendait.
En un clin d’œil, les arbustes, les fougères, les ronces: surtout les ronces, envahirent tous les passages. Elles se firent très grosses et s’entremêlèrent sur les chemins, là où il n’y avait plus que clairières et routes goudronnées. Il n’existait plus aucun moyen de pénétrer dans cette superbe forêt: partie qui devait restée telle qu’elle était à d‘origine de la naissance du monde. Pour les bois qui entouraient le hameau et les villages, c’était la même chose: Il avaient repris une apparence des premiers temps.
Les gnomes, heureux des bons tours qu’ils venaient de jouer aux hommes et pour la première fois de leur vie, fiers comme des pans d’avoir redonné sa beauté d’antan à leur territoire, s’en retournèrent tout joyeux et même en chantant rendre visite aux fées qui les attendaient avec l’autre partie du trésor promis si ils avaient pu retourner la situation pour le bien de tous. Ils trouvère celles-ci bien tristes car rien ne s’était produit depuis leur départ. Notre saule, à force de pleurer toutes les larmes de son corps, avait maigri. Petit à petit, ses forces l’avaient abandonné. Il se laissait dépérir et il ne lui restait plus que son écorce qui commençait à se craqueler de partout. En voyant le tableau qui s’offrait à leurs yeux, les gnomes se mirent à rire de bon cœur tout en expliquant qu’il fallait laisser le temps à l’eau de revenir. La source était quand même loin en amont! On ne s’entendait plus, tellement tout le monde parlait en même temps. Le chef de gnomes fît taire ses sujets afin de pouvoir en placer une. Les fées et les elfes en firent autant et les lutins comme les farfadets suivirent l’exemple. Le chef des gnomes se racla la gorge et il put ainsi expliquer le bon tour que ses sujets et lui, venaient de jouer aux humains, laissant le barrage intacte de leur côté et transformé en chute et cascade du côté de leur chère forêt. Ils expliquèrent aux fées, lutins et farfadets qu’ils avaient fait disparaître les routes et les clairières, fait revenir les ronces et toute la végétation présente en ces endroits avant que l’homme ne passe par là de dévaste tout. A partir de ce jour, seuls les amoureux de la nature auraient le droit de pénétrer dans leur forêt. Les autres, les destructeurs d’environnement ne pourraient plus jamais apercevoir ni la rivière, ni les routes qu’ils avaient construites. Plus aucun arbre ne pourrait être abattu pour leur usage personnel. Lorsqu’ils regarderaient du côté de la forêt, ils ne verraient plus rien qu’un désert aride et un soleil de plomb. Pour eux, le mirage serait parfait. Et comme tôt ou tard la chose devrait se produire, ils seraient tout étonnés de voir le niveau du barrage baisser sans en comprendre les raisons puisque tout, pour eux, semblerait normal.
Pendant que fées, lutins, farfadets et gnomes discutaient, l’eau commença à faire entendre de petits gargouillis entre les pierres du lit asséché. Les petits clapotis se mêlèrent aux gargouillis ce qui rendit le son plus distinct à leurs oreilles. On entendait plus une seule mouche voler. Le chant de l’eau valait bien son pesant d’or et chacun d’écouter son agréable bruit. Les poissons bondissaient hors de l’eau pour y retomber aussi sec. Des cris de joie se résonnèrent partout dans la forêt enchantée. Les grosses racines de Maître saule qui s’étaient déterrées pour entraîner notre vieil arbre ailleurs, se mirent à boire tout leur saoul pour retrouver, elles aussi, leur taille d’avant la sécheresse. Les petits animaux se pressaient les uns contre les autres pour avoir accès à l’eau. Le vieux saule, sentant la vie revenir dans ses veines, se mit à rire de son bon gros rire de saule, ce qui fît tout trembler aux alentours. Enfin ils avaient retrouvé la joie de vivre! Tout reverdissait à vue d’œil et tout le monde faisait la fête. Notre vieux saule pleureur promit de ne plus pleurer que pour des évènements heureux. Les gnomes reçurent la récompense promise pour leur bons et loyaux service; mais pris d’une soudaine générosité, ils décidèrent de refuser le reste du trésor, estimant qu’ils avaient largement été payé de retour en s’apercevant qu’ils s’étaient sauvé, eux même, d’une mort certainement, affreuse et lente.



Ce conte sans prétention aucune, nécessite, sans nul doute, une moralité?
Cet exemple vaut bien, que l’on réfléchisse sur notre proche avenir! Que l’on fasse un effort pour sauvegarder les biens précieux qui nous restent encore et que notre mère la terre met, à regret, à notre disposition tellement nous la mettons en colère!

Si l’on veut que les générations futures: nos enfants, puissent eux aussi continuer à gérer la planète avec discernement et responsabilité. Nous ferions bien de donner l’exemple! Il faut que l’eau, source de vie, puisse encore nous être prodiguée en abondance. Que les déforestations, véritable hémorragie de nos forêts équatoriales, poumons de la planète, soient jugulées! Laissons la jungle ou tout du moins, ce qu’il en reste, se reconstituer. Nous perdons des trésors de végétaux qui pourraient sauver des vies et éradiquer des maladies comme le cancer pour ne citer que ce fléau. Savez-vous que les orchidées qui disparaissent chaque jour à cause de la déforestation anarchique que pratiquent les sociétés d’exploitation du bois, recèlent des propriétés qui pourraient venir à bout de la plupart de nos maladies incurables? Sans ces jungles, sans l’eau, sans arbres, sans la faune et sans la flore, sans l’ozone, nous allons directement à notre perte! Sans tous les habitants de notre planète: aussi bien les animaux sauvages que la végétation, que les humains, quelque soit leur couleur ou leur appartenance religieuse, nous allons progressivement à notre extinction…
Signons la charte pour la vie et non notre arrêt de mort! La nature nous fait sentir depuis quelques années qu’il est, peut-être déjà trop tard! Arrêtons de polluer pour que la couche d’ozone se reforme! Laissons tranquille nos baleines, nos dauphins, les requins et toute la chaîne animale pour que elle aussi se reproduise et toute sécurité! Ne prélevons que ce qui nous est nécessaire et pensons à reconstituer le cheptel des animaux que nous consommons en tant que viande ou produit de la mer et pendant que nous y sommes, Ne prenons plus la mer pour une poubelle. Soyons moins sauvage dans notre façon de tuer dans les abattoirs! Nous, les êtres humains! Egoïstes et puissants prédateurs, essayons de faire un véritable effort pour notre bien et le bien des générations futures que sont nos enfants! Ne savons-nous pas qu’en détruisant les ressources naturelles de notre planète, nous privons de vie nos descendants? Réfléchissez bien à chaque geste effectué car, de chacun de nos actes en découlent des conséquences souvent désastreuses pour nous et pour les autres. Quant à notre avenir qui, hélas, est bien compromit, pour ne citer comme exemple que les guerres qui ne résoudront jamais rien; mais mutilent nos frères humains et défigurent notre vaisseau mère! Les guères de religions ou de territoires où encore, pour le profit, ne résoudront jamais rien!
N’appréhendons pas notre avenir comme s’il ne restait plus que le court terme! A l’échelle de l’âge de notre planète, nous n’existerons plus dans vingt ou trente ans si nous continuons à « scier les branches sur lesquelles nous sommes assis » Apprenons à voir plus loin que le bout de notre nez! Faites le plein de petits gestes pour la propre survie du globe d’abord et de la race humaine ensuite. Même si nous ne sommes pas nombreux dans cette démarche! Ne nous décourageons pas et nous entraînerons d’autres personnes avec nous. Vous vous dites qu’à vous tout seul, vous ne faite pas le poids si les autres ne font rien, que vos gestes sont inutiles parce que ils ne se répercuteront pas à l’échelle planétaire! Et bien, détrompez-vous. Vous ne vous en doutez peut être pas; mais d’autres personnes doivent se dire la même chose: que les petits gestes sont inutiles à l’échelle mondiale.
Nous sommes devenu tellement nombreux! A l’heure d’aujourd’hui, nous avons plutôt tendance à faire du « chacun pour sois »; Mais si nous apportons notre pierre à l’édifice ou un tout petit cailloux si nous sommes incapable de faire mieux! Si d’autres se joignent à nous et apportent, eux aussi, leur petit cailloux? A votre avis! Qu’est-ce que cela va donner?… Savez-vous que nous lorsque l’on se lave les dents en laissant le robinet d’eau ouvert, nous consommons, pour rien, 17 litres d’eau lorsque nous nous lavons les dents en laissant le robinet ouvert? Savez-vous qu’un goûte à goûte que l’on néglige de réparer rapidement génère une perte d’eau d’environ 17 à 25 litres d’eau par 24 heures? Savez-vous qu’un bain consomme plus qu’une douche? Et la douche n’est profitable que si nous prenons soin d’arrêter le débit pendant que nous nous savonnons, si non, cela ne sert à rien!
Toute cette eau consommée en trop va à l’égout alors qu’elle est propre! Elle va grossir nos eaux usées inutilement? Pareil pour les veilleuses de nos appareils de télévisions: surtout les télévisons! S’avez-vous, et c’est vous qui payez la note! Et bien, savez-vous que cette petite veilleuse de télé qui fonctionne jours et nuit, brûle comme une lampe de 60 watts 24 h sur 24 si vous ne pensez pas à l’éteindre? Tous ces petits gestes, répercutés sur le nombre de personnes qui habitent rien que la France et bien, je vous assure que ça vaut le coup! Ce sont des petits gestes anodins, quotidiens, qui ne nous coûtent pas de gros efforts; mais qui peuvent réduire considérablement nos pertes en eau et en électricité! En plus, vous y gagnez sur les deux factures! Ce n’est pas beau ça?! Pour ceux qui ont des réfrigérateurs, congélateurs un peu trop vieux et qui ne sont plus aux normes. Pour le bien de notre planète et pour nos factures d’électricité, nous aurions 35% en moins à sortir de notre porte monnaie et nous pourrions, ainsi, mieux contrôler notre budget? Ce ne sont, là que quelques petits trucs que moi je pratique et je vous assure que ce n’est pas fastidieux! Il suffit juste d’y penser et de se l’ancrer dans la tête!u début, on oubli puis, vient l’habitude, le reflex et c’est parti pour les économies, ainsi que pour le bien planétaire!…
Ils y a bien d’autres exemples comme votre voiture mal réglée et qui répand dans l’atmosphère des particules polluantes nocives pour nous tous et surtout pour nos tout petits qui on la tête à hauteur des pots d‘échappements!
De plus, les deux côté sont gagnants: la terre et nous! Nicolas Hulot a raison:
Réveillons nous.
Il est encore temps pour, quelques années encore, de réviser notre jugement concernant les dégâts que, par l’ignorance des anciens, nous répétons à notre tour; mais amplifiés à outrance! Croyons nous vraiment que les décharges sauvages sont acceptables alors qu’il existe des déchetterie et le ramassage des encombrants pour nos appareils à jeter? Je trouve que c’est un manque de civisme de la part des personnes qui accomplissent ce geste. Ce sont des égoïstes et qui ne pensent pas au mal qu’elles font en polluant les endroits encore saints! Il faut que nos mentalités changent!