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"Ô, temps! Ô, vieillesse ennemie!"
TIC TAC TIC TAC
La joie d'une naissance déjà sous l'emprise du temps...
A peine nouveau nés et les heures s'égrainent.
Sans nous en rendre compte nous avons vingt ans.
Se fichant bien de l'âge jeunesse s'amuse.
Cependant que l'on joue, tourne la roue du temps.
L'innocence s'enfuit, sans bruit, à tire d'ailes.
Inéluctablement, nos vies comptent les ans.
Invinsibl' on se sens et les femmes sont belles!
On s'amuse et l'on rit tout en prenant son temps.

Que nous importe l'âge sonnant nos quarante ans!
On fait encore partie de cette belle jeunesse!
Déjà nos traits se fanent et les rides nous stressent.
Quand l'horloge du temps marque nos cinquante ans.
Ne nous résignant pas à cette heure fatale
Les crèmes salvatrices cache nos cheveux blancs.
Mais les rides et ridules sur notre peau s'installent,
Ce que nous laissons faire à nos corps défendant.
Plus nos rides se creusent faisant fuir nos printemps,
Moins nous avons envie de fêter soixante ans.
Nos projets, nos envies, nos rêves et nos pensées
Sont encore bien présents en nos coeurs affolés.
La femme se veut jeune; mais elle voit sont automne
S'avancer, lentement pour ne pas lui faire peur.
L'été qui réchauffait son âge, point ne demeur'.
Et sa peau se flétrie et son teint devient morne
"- Sont-ce mes cheveux blond qui sont devenues blancs,
Ces rides et ces sillons qui creusent mon visage,
Ou ma vie qui s'enfuit sur les ailes du vent,
Qui provoquent ma peur de faire enfin mon âge?...
Laissez-moi, mes enfants, mon hiver est venu.
Je vais donc vous quitter car, pour moi, sonne l'heure
Je ne veux pas de pleurs, de larmes ni de fleurs
Je ne veux que dormir. Déjà, je ne suis plus...
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